Ségolène Royal accuse Nicolas Sarkozy d'avoir raté sa première année

Ségolène Royal accuse Nicolas Sarkozy d'avoir raté sa première année
Nicolas Sarkozy a "raté" la première année de son mandat, a estimé mardi Ségolène Royal à quelques jours du premier anniversaire de sa défaite à l'élection présidentielle.

"Plus de deux Français sur trois estiment que cette première année est une année ratée. Notre pays ne peut pas se permettre de rater une année de sa vie. La situation est très grave, et c'est de la faute de Nicolas Sarkozy", a également déclaré Ségolène Fabien lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens.

M. Sarkozy "avait en main tout le potentiel pour réussir à faire avancer la France. Il avait promis un choc de croissance, une rupture, un recul de la précarité, et on a tout le contraire", a dénoncé Ségolène Royal

Le chef de l'Etat "a gâché cette première année à cause d'une conception du pouvoir ultra-centralisée, ultra-personnalisée, une forme d'exhibition permanente et très artificielle".

Nicolas Sarkozy a aussi "gâché les chances de la France" du fait de "premières décisions très injustes". "Le paquet fiscal, les cadeaux fiscaux aux riches ont mis les Français en colère", a dénoncé Ségolène Royal.

Interrogée sur ses attentes avant l'intervention télévisée jeudi soir de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a dit "attendre qu'il reconnaisse ses erreurs" sur le paquet fiscal. "Il faut récupérer ces 15 milliards dépensés qui ne vont servir à rien, et avec cette somme doubler la Prime pour l'emploi (PPE), aider les PME à innover, baisser la TVA", a-t-elle expliqué.

La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que le bilan de la première année de présidence Sarkozy montrait que sa méthode de démocratie participative était adaptée. "Si les Français avaient été écoutés, consultés sur ce qui les attendait, ce ne sont pas les décisions que Nicolas Sarkozy a prises qui auraient été prises", a-t-elle jugé.

Ségolène Royal a présenté un rapport d'étape de la "consultation participative" lancée le 4 avril dernier pour préparer sa contribution au congrès du PS qui se tiendra du 7 au 9 novembre. Les militants socialistes ont déposé 735 contributions sur son site http://www.congresutileetserein.com

Il est vrai que son bilan est assez catastrophique... On verra bien les leçons qu'il en tirera !

# Posté le mercredi 23 avril 2008 15:20

Ma plus belle histoire, c'est vous Ségolène.

Ma plus belle histoire, c'est vous Ségolène.
ppppppJuste parce que je suis horriblement fière de cette photo... pendant quelques secondes, il n'y avait plus qu'elle et moi. Et ces secondes était les plus belles de toute ma vie. Madame je ne vous oublierai jamais, vous êtes à tout jamais gravée dans mon ... Je vous aime tant si vous saviez !!! Personne ne vous remplacera jamais. Vous êtes tout pour moi. Grâce à vous, je suis devenue quelque chose. Que serais-je sans vous ? Vous êtes bien plus que la future présidente de la France présidente... Vous êtes mon étoile, une étoile qui brille a tout jamais dans mon coeur. Vous êtes ce que je ne serait jamais. Une femme aimée et belle. Une femme courageuse et forte. Je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour moi, merci du fond du coeur. J'aimerai tellement vous ressembler... Mais certaines personnes ne sont pas faites pour certaines choses... Tant pis ! Je suis si fière de vous !! J'ai tellement pleuré a cause de vous madame ! Pleuré de joie, bien sûr. Comme ce jour du 18 Mars, où les gens s'arrêtaient pour me demander si j'allais bien, et si je voulais un verre d'eau. J'étais tellement heureuse, je n'ai su rien faire d'autre que pleurer, vous l'avez d'ailleurs vu, merci de votre si beau sourire. Vous êtes la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée. Je marche avec vous, derrière vous. J'irai partout où vous irez. Le jour où vous partirez, je partirai aussi. Je sais que vous ne me connaissez pas, vous vous fichez surement de moi, et je n'aurai pas la prétention de dire que vous "m'appréciez", et que nous sommes amies. Mais je vous aime madame, quoi qu'il arrive, je vous aime, vraiment. Comment vous dire autrement que par les mots ?

pppppp[/cMa plus belle histoire, c'est vous Ségolène.

Photo : moi, mon bouquet, mon étoile... Merci au journaliste qui a pris cette photo, merci du fond du coeur !

Pour les gens qui se posent des questions, je ne suis pas du tout amoureuse de Ségolène. Je suis amoureuse d'un garçon formidable et que j'aiiiiiiiiiime ! voila^^

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:26

Modifié le vendredi 25 avril 2008 16:07

A Aimé Césaire

A Aimé Césaire
J'apprends avec infiniment de tristesse la mort d'Aimé Césaire, dans sa ville de Fort de France pour laquelle, jusqu'au bout, il s'est passionné. En ce jour de deuil, je pense à la peine de sa famille, de ses proches, de celles et ceux qui ont combattu et bâti à ses côtés, de celles et ceux auxquels il passa le flambeau en gardant, pour ses chers Foyalais, une attention et une écoute de tous les jours.

Je me souviens de sa main prenant la mienne à la mairie de Fort de France et de ces mots d'encouragement qu'en janvier 2007, il m'avait prodigués en me faisant ce beau et généreux cadeau : accepter la présidence d'honneur de mon comité de soutien. Je me souviens de la fierté et de la reconnaissance que j'en avais éprouvé. Elles ne m'ont pas quittée.

Une grande voix s'est éteinte, celle d'un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d'hypocrisies, un porteur l'espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l'humaine dignité.

Aimé Césaire n'est plus et déjà il nous manque mais sa parole incandescente continue de nous accompagner, portée par l'œuvre d'un immense poète qui ne se déroba pas au rendez-vous de l'histoire.

« Nègre » était une insulte, il en fit une fierté et l'étendard d'un combat pour la dignité et l'égalité vraie, que toujours il relia à l'émancipation de tous. Car il n'y avait pour lui de véritable universel qu'enrichi des singularités et des apports de chacun. « Ma bouche, écrivait-il dans le somptueux Cahier d'un retour au pays natal, sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ». Il a tenu parole, fidèle au parti-pris de toute une vie.

Je me souviens d'avoir relu son Discours sur le colonialisme lorsqu'en 2005, il nous fallut contrer l'offensive négationniste d'un gouvernement qui osait affirmer les « bienfaits » de la période coloniale. Un demi-siècle plus tôt, Césaire avait déjà tout dit : « on me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés ». Et aussi cela que nous aurions tort d'oublier : les violences de la de la conquête coloniale et du système qui en a résulté, ont déshumanisé le colonisateur autant que le colonisé. Elles ont contribué à cet « ensauvagement d'un continent » dont l'Europe, devenue cible de barbaries rôdées ailleurs avant d'être déchaînées sur son propre territoire, fit à son tour la terrible expérience.

Lucide, Aimé Césaire ne le fut pas seulement sur les méfaits de ce qu'il appelait « la chosification » coloniale et son déni d'humanité. Il savait que les lendemains d'indépendance ne sont pas forcément radieux lorsqu'au temps épique de la lutte succède celui des choix et que doit prévaloir la vigilance contre le risque de nouvelles oppressions succédant aux anciennes. Son Roi Christophe, comme il l'a dit souvent, n'est pas seulement un héros haïtien aux prises avec lui-même et avec l'exercice du pouvoir mais « l'oeil grossissant » de tous les dilemmes post-coloniaux.

Lucide, Aimé Césaire le fut aussi, avec bien de l'avance sur ses contemporains, quand il prit ses distances avec le régime qui dépêcha ses chars à Budapest et trahissait, à ses yeux, une espérance fraternelle devenue alibi du despotisme.

Mais il n'était pas de ceux que les ruses amères de l'histoire et la difficulté du chemin conduisent à l'abandon, à la résignation, à l'acceptation du désordre des choses et de l'injustice si prompte à revêtir de nouveaux masques. Sa parole prophétique n'était porteuse d'aucun renoncement mais d'une haute exigence et d'une profonde humanité.

Voilà pourquoi, aujourd'hui, les fils et les filles de Césaire sont si nombreux de par le monde, écrivains auxquels il a ouvert la voie, militants dont il a fortifié les raisons, citoyens auxquels il enjoignait de toujours « concilier le possible et le souhaitable sans sacrifier l'un à l'autre, sous peine d'appauvrissement », hommes et femmes qu'il a aidés à voyager en eux-mêmes pour mieux comprendre le monde et tâcher d'y agir juste.

Sa langue effervescente a, comme le dit son ami René Depestre, fait œuvre de marronnage dans les veines d'un français qu'il a su recréer et rendre hospitalier à des mots, des sons, des formes, des rythmes qui sont aujourd'hui notre patrimoine littéraire commun. Il n'aimait pas ce qu'il appelait « la littérature des mots d'ordre ». Il croyait au pouvoir d'une langue de haute tenue, audacieuse et rebelle. Il voulait que son théâtre donne la poésie à voir. Il s'adressait à tous sans jamais en rabattre sur l'impétueuse beauté de textes écrits, disait-il, dans les plis et les interstices de l'action, sans jamais simplifier l'humaine complexité dont est tissée l'histoire.

Il en appelait aussi à entendre ce qu'il y a derrière les mots, à commencer par cette soif d'égalité qui le conduisit jadis à défendre la départementalisation puis à tirer les leçons de ses promesses mal tenues. Député, son verbe subjuguait même ceux qui ne partageaient pas ses idées. Maire de Fort de France, il voulut pour les Foyalaises et

les Foyalais le bien-être et des conditions de vie dignes. Il racontait comment, élu sans l'avoir vraiment voulu, il s'attela à la tâche en commençant par des travaux d'assainissement, jusque là délaissés, et en voulant pour chacun le droit à un toit décent. Jamais il ne se lassa d'arpenter sa ville et d'écouter ses habitants.

Il tenait la culture pour vitale et la voulait bien commun, partagé entre tous. Car elle est, disait-il, ce que l'humanité a inventé « pour rendre le monde vivable et la mort affrontable ».

Cette vie droite qui fut celle d'Aimé Césaire, cet engagement auquel il resta obstinément fidèle, cette fermeté de conviction qui jamais ne s'abaissa en sectarisme borné, ce refus vibrant du mensonge et du mépris, cette mise en garde contre « les vainqueurs omniscients et naïfs » qui se trompent et nous trompent, cette éblouissante leçon d'humanité qu'il nous laisse en héritage, à nous d'en être dignes.

Merci, cher Aimé Césaire, de nous avoir donné, par votre exemple et par votre œuvre, le courage de penser loin des poncifs et d'agir pour le seul motif qui vaille : humaniser, ici et maintenant, un monde tenaillé par l'inquiétude et balafré de violences, dont les peuples ont soif de justice et de fraternité.


Ségolène, Pierre Mauroy, François Hollande, Lionel Jospin, Laurent Fabius, ou encore François Bayrou se sont rendu aux obsèques d'Aimé Césaire...


Merci pour tout, Aimé...

# Posté le dimanche 20 avril 2008 04:46

Modifié le dimanche 20 avril 2008 05:10

Ségolène Royal exhorte Nicolas Sarkozy et son gouvernement à arrêter de "casser les familles".

Ségolène Royal exhorte Nicolas Sarkozy et son gouvernement à arrêter de "casser les familles".
Ségolène Royal fait un point sur les Allocations Familiales devant la presse : "J'exprime toute mon indignation contre les attaques portées sur les familles", "je dis au gouvernement et au président de la République: arrêtez de casser les familles"

"Le gouvernement n'a pas le droit de s'attaquer aux familles et fragiliser ce qui est au coeur d'une société",affirme Ségolène Royal. "La famille est un lieu essentiel de sécurité, d'éducation et de transmission des valeurs".

"Ca suffit, c'est scandaleux", "je ne laisserai pas casser les familles": Ségolène Royal "exprime cette colère" parce que "les familles n'ont pas les moyens de se défendre contre un pouvoir ultra personnalisé".

Selon elle, "les familles sont aujourd'hui fragilisées dans leur cinq piliers principaux" et d'abord "par la diminution des allocations familiales", qui "est inadmissible". "Tous les collégiens vont être touchés" par cette mesure "puisque ce sont tous les enfants de 11 à 14 ans dont les familles vont être privées du complément d'allocations familiales".

"Je sais que la branche famille est excédentaire. Le gouvernement n'a pas le droit de voler l'argent des familles", insiste-t-elle.

Le décret sur la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des des prestations, doit être publié prochainement. Ségolène Royal estime que les familles sont également frappées au travers des mesures sur la santé: "les franchises médicales et la diminution des remboursements des lunettes et des soins dentaires touchent les enfants ainsi que leurs familles".

L'éducation est aussi "mise à mal": "la surcharge des classes est la principale préoccupation des familles".

Les familles sont touchées également à travers "la flambée des prix de l'alimentation" et les mesures sur le logement "puisque vient d'être augmenté le plafond pour accéder au logement social".

# Posté le dimanche 20 avril 2008 04:43

Raffarin et ses Raffarinades...

Raffarin et ses Raffarinades...
Communiqué de Ségolène Royal

Suite aux propos de Jean-Pierre Raffarin


Ségolène Royal précise que les propos tenus par Jean-Pierre Raffarin ce matin dans le Parisien sont diffamatoires. Dans le jugement, dont curieusement l'UMP a eu connaissance avant tout le monde, le terme de « licenciement abusif » n'apparaît pas.

Cette raffarinade a au moins un avantage. On voit bien qui est à l'origine de ce guet-apens judiciaire. Ceux qui l'ont organisé n'ont pas, contrairement à ce qu'ils prétendent, obtenu tout ce qu'ils souhaitaient.

On est en 2008 non ? Oulala ! 2010 approche a grand pas, n'est-ce pas Raff ' ? Mais pourquoi devrait-elle quitter la tête du Poitou ? Je voudrai quand même signaler a monsieur, que depuis que Ségolène est là, le poitou est l'une des 1ères régions de France... Simple détail !
Ségolène Royal a été condamné après une multitude de recours judiciaires qui lui ont souvent donné raison sauf la dernière! Le fait est que voulant trop bien faire elle s'est faite avoir. C'est-à-dire qu'elle avait promis à ses deux assistantes de les réembaucher après leur licenciement et participer à la campagne législative. Cela a été refusé par la justice qui considérait comme un double salaire le fait de toucher des indemnités de licenciement et une rémunération pour un travail. Cela n'a donc pu se faire. Pour autant elles ont quand même accomplies un travail de militantes, sauf pour elles qui voulaient être payées et réclamaient leur dû. Ségolène Royal leur a donc proposé un règlement à l'amiable qu'elles ont refusé. Ayant adhéré à l'UMP elles ont choisi d'aller jusqu'au bout des possibilités judiciaires souhaitant faire condamner Royal avec des indemnités faramineuses. Or il se trouve qu'après 10 ans de procédures judiciaires elles ont obtenu ce que ségolène Royal leur proposait dès le début. C'est tout et c'est simple.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 18:03

Modifié le lundi 21 avril 2008 10:49